• la suisse

    J'ai habité 15 ans a Fribourg et je marchais beaucoup ,le Moléson n'a plus de secret pour moi

     

    le village de Gruyère ma ballade des dimanches

       

     

     AU PAYS DES LÉGENDES DE LA GRUYÈRE

     

     

    Catherine ou Catillon Repond surnommée la Touâscha ou la tordue, grâce à une bosse qui la signalait à l'attention publique, naquit le 18 août 1663 et vécut avec ses deux soeurs à Villarvolard, dans la maison paternelle.

    Sans fortune et sans éducation, elle atteignit l'âge de quarante ans sans découvrir de mari. Des faits marquants la rendirent célèbre. 

    Un jour, un violent orage éclate autour du Moléson. Le ciel s'est empourpré des lueurs d'un vaste incendie, Sarine, Albeuve et Trême, tous les torrents semblent rouler de flots de flammes. Bientôt une trombe déracine mille arbres, emporte vingt chalets et s'en vient expirer contre les rochers du Pré-de-l'Essert. Pendant que toute une population désolée lutte contre les éléments déchaînés, soudain le sommet du Moléson apparaît sous l'aspect d'un volcan et l'on voit Catillon s'agiter joyeuse dans un tourbillon de nuages enflammés. Elle n'est pas seule : d'affreux démons lui font escorte. Tous, sur le versant de la montagne, s'acharnent des pieds et des mains contre un énorme rocher. Enfin un bloc énorme se détache, roule à travers le pâturage du Petit-Moléson, écrasant les plus belles vaches, continue à bondir et à rebondir, lorsque enfin la main du Seigneur l'arrête et lui fixe une limite qu'il ne pourra jamais franchir. La Pierre-à-Catillon est encore là, entourée de jeunes sapins et reconnaissable à des figures en relief qui en ornent les parois : ce sont les empreintes laissées par la sorcière et par ses compagnons infernaux.

     

    Elle a même une fois déclenché un ouragan et la foudre est tombée sur le clocher de l'église d'Avry-devant-Pont ! Le lendemain matin, quand l'ouragan a passé, on a trouvé le coq de l'église dans le poulailler de la cure !

     

    Catillon avait des pouvoirs surnaturels !! Un jour, elle a fait courir des chasseurs dans le Gibloux. Elle s'était métamorphosée en lièvre et ce n'est que la nuit tombée qu'elle reprit sa forme humaine, sans jamais avoir été inquiétée par lesdits chasseurs.

     

    Catillon fut jugée pour sorcellerie et brûlée le 15 septembre 1731, au Guintzet, à Fribourg. Elle fut la dernière victime des superstitions populaires. 

     

    Jetée au bûcher. Ainsi périt Catherine Repond, dite Catillon, après avoir été accusée d’avoir pactisé avec le diable. Celle qui mendiait du lait et du fromage dans les alpages et prédisait le malheur à ceux qui lui refusaient l’aumône eut droit à deux procès en sorcellerie successifs, l’un à Corbières, l’autre à Fribourg. On l’accusa de tout et un témoin clé, le bailli de Corbières, jura même l’avoir vue se transformer en renard ou en lapin. Sous la torture, elle avoua sa relation avec Satan. Et devint ainsi, le 15 septembre 1731, la dernière sor­cière de Suisse à rôtir dans les flammes.

     

    le gros rocher est toujours devant le retaurant au bas du moleson

     

     

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  • la Provence que j'aime

    j'ai habité des années a Nyons en Drôme provençale,il y a un vent spécifique a cette ville ,il arrive le soir a 19h,souffle été comme hiver toute la nuit très froid,et la matin a 10 h il s'en va après avoir balayé la ville de ses impuretés très bon climat pour insuffisants respiratoires

     

    Le Semeur de vent.

     

    Bien qu'il soit le maître des vents, le mistral n'est pas seul à balayer de son souffle les terres de Provence. Ainsi, on raconte que la ville de Nyons souffrait autrefois d'une sécheresse si terrible que ses habitants se rendirent à Arles, afin de prier un certain Césaire de leur venir en aide et de leur apporter un peu de fraîcheur.

     

    Pris de compassion devant la mine désolée des habitants de Nyons, dont les champs ressemblaient à un désert aride, dont les ânes, les chiens et les nouveau-nés mouraient comme des mouches, dont les ruisseaux et la rivière avaient cessé de chanter, dont les puits n'étaient plus que des gouffres sans fond, Césaire, que l'on qualifiait de saint homme depuis qu'il avait accompli quelques prodiges de bonté, décida de prendre les choses en main. 

    Il s'en fut d'abord constater sur place les dégâts et, pris lui-même de malaise dans la fournaise infernale qu'était devenue la vallée, il s'en fut par les routes et les sentiers à la recherche d'un souffle frais. 

    Il marcha longtemps, les vêtements trempés de sueur, les pieds gonflés de fatigue et couverts de la poussière des chemins. Ses pas le conduisirent enfin en un lieu tout planté de résineux. Etait-ce la présence des arbres ? il s'y sentit bien comme par un matin d'avril. En s'asseyant sur une racine affleurant le sol, Césaire comprit que l'ombre n'était pas seule responsable du bien-être qui l'envahissait. Un vent léger serpentait entre les troncs, faisant vibrer les branches comme les cordes d'un instrument de musique... Alors, le voyageur réalisa qu'il était parvenu au bout de son errance. Écoutant la mélodie subtile qui tanguait et enflait autour de lui, il murmura :

    - Comme la chanson de cette brise est douce ! On dirait celle d'une cithare... 

    Ses paroles s'envolèrent sur un tourbillon d'aiguilles de pins dans un fin rayon de soleil. Et il lui sembla lire en elles le nom de cet endroit magique : Citharista. Puis les lettres du mot dansèrent, montant au ciel à travers les brindilles et redescendant en piqué comme une escadrille d'abeilles. Elles valsèrent un moment, avant d'atterrir doucement sur un monticule de sable, où elles s'éparpillèrent, se mélangèrent et s'assemblèrent en un nouveau nom déformé : Ceyreste. Césaire eut à peine le temps de le prononcer, qu'elles s'effacèrent soudain, dans le souffle venu de la mer toute proche. 

    Afin de ne pas les laisser disparaître à tout jamais, le voyageur retira l'un de ses gants et tenta de les y récupérer. Le vent s'engouffra dans l'étui de peau et Césaire, aussitôt, le referma et le lia avec un lacet de cuir. 

    Bien qu'il eut beaucoup de peine à repartir de cet endroit idyllique, il se remit en marche en direction de Nyons. La route était longue et il craignait que la sécheresse persistante n'y eût décimé tous les habitants. Aussi, afin d'y retourner plus vite, tenta-t-il d'arrêter sur la route un charretier qui passait par là, transportant des bottes de foin :

    - Brave homme, emmène-moi dans ta carriole avant que ne meurent les gens à qui je dois ramener ce gant. 

    - Qu'y a-t-il dans ce gant ? demanda le charretier. 

    - De la graine de vent. 

    - Du vent ? Tu te moques de moi... Puisque c'est comme ça, je ne te prendrai ni sur le banc à côté de moi ni sur mes bottes de foin. 

    Et le bonhomme s'éloigna. 

    Un peu plus loin, Césaire croisa un cavalier et le pria de l'emmener : 

    - Brave homme, emportez-moi en croupe sur votre cheval avant que ne meurent les gens à qui je dois ramener ce gant. 

    - Et qu'y a-t-il dans ce gant ?

    - De la graine de vent. 

    - Du vent ? Tu te moques de moi... Ce gant doit contenir des pièces d'or et bien d'autres choses précieuses. Donne-le moi, si tu veux que je t'emmène. 

    Et, devant le refus de Césaire, le cavalier partit au grand galop. Avant de reprendre sa route, le voyageur ôta le second de ses gants, le remplit de pierres et le mit dans sa poche. Un peu plus loin, il croisa un garçon, monté sur une mule. Et il lui demanda : 

    - Brave homme, peux-tu m'emmener sur ta mule avant que ne meurent les gens à qui je dois rapporter ce gant ? 

    - Et qu'y a-t-il dans ce gant ?

    - De la graine de vent. 

    Le garçon éclata de rire en brandissant un couteau :

    - Du vent ? Je ne te crois pas. Ce gant est tout gonflé de ducats. Donne-le moi ! 

    Aussitôt, Césaire sortit de sa poche le second de ses gants et le tendit au brigand en disant : 

    - Regarde : mon premier gant est peut-être gonflé mais il est tout léger, léger... Prends plutôt celui-là, il est vraiment lourd de ducats, de bijoux et de pierres précieuses... 

    Méfiant, le garçon descendit de sa monture afin de s'emparer du gant de cailloux et de le soupeser. Césaire en profita pour sauter sur la mule et pour s'en aller, portant son gant empli de graine de vent. 

    Quand il arriva enfin à Nyons, le ville se trouvait dans un état de désolation indescriptible. Les rares habitants qui avaient survécu à la canicule vinrent à sa rencontre et lui demandèrent : 

    - Alors ? Tu nous a ramené du vent ?

    - Le voici, répondit le voyageur en montrant son gant. 

    La bouche desséchée, les veux exorbités, les gens eurent encore la force de se mettre en colère :

    - Tu te moques de nous ? À supposer que tu aies réussi à y emprisonner le moindre souffle d'air, ce gant contient à peine de quoi donner une bouffée à un petit enfant. Tu nous a trahis, va-t-en !

    - Très bien, répondit Césaire en jetant son gant contre un rocher brûlant sous le soleil torride. 

    Il n'eut pas plutôt accompli son geste que la pierre se fendit en un craquement gigantesque. Des profondeurs du sol monta alors un souffre frais, fleurant bon la terre 

     

     

     

    mouillée par des eaux obscures. Ce vent tout neuf s'élança en volutes dans la vallée, effleura la rivière sans la traverser, lui redonnant sa mélodie, longea les murs de la ville en rafraîchissant leurs pierres, s'engouffra dans ses ruelles, redonnant vie aux chiens et aux nouveau-nés ainsi qu'aux ânes dans les prés, faisant à nouveau chanter les ruisseaux et clapoter le fond des puits...

    Avant de s'en aller, Césaire baptisa ce vent le Pontias. Et c'est toujours ce vent qui ne cesse de souffler dans cette vallée, sans se réchauffer, ni en hiver, ni en été, ni tiède, ni froid, mais toujours là, comme si la mer se trouvait juste à côté.

     

     

     

    Le saviez vous ?

    Pourquoi est-il important de savoir à quelle heure se lève et se couche le soleil ?

     

    Et bien tout simplement parce que pour bien démarrer la journée, ou bien la finir, le fait de prendre un peu de temps pour observer ces instants magiques égaiera votre vie et vous aidera à relativiser tous vos soucis quotidiens. 

     

    Il fait jour avant que le soleil ne se lève : c'est l'aube.

     

    L'aube est le moment de la journée où apparaissent à l'horizon est les premières lueurs du jour, avant le lever du soleil, c’est-à-dire avant le moment où le Soleil franchit l'horizon à l'est pour commencer sa course (l'inverse du coucher de soleil). Dans la liturgie catholique, c'est l'heure de prime.

    L'aube correspond au crépuscule du matin et précède le lever du soleil. Elle se caractérise par la présence de lumière du jour, bien que le soleil soit encore au-dessous de l'horizon.

     

    Le lever de soleill est la période du jour où le Soleil apparaît au-dessus de l'horizon vers l'Est.

    Il est précédé de l'aube, pendant laquelle le ciel commence à s'illuminer, quelques temps avant l'apparition du Soleil.

    On considère généralement que le lever de soleil se produit lorsque son bord supérieur apparaît au-dessus de l'horizon.

     

    Le coucher de soleil est le moment auquel le Soleil disparaît derrière l'horizon, dans la direction de l'Ouest.

    Il s'agit d'un phénomène quotidien causé par la rotation de la Terre.

    L'expression coucher de soleil ne reflète bien sûr qu'une apparence, car le soleil ne se couche pas, c'est le mouvement de rotation de la Terre qui donne cette impression.

    Il en est de même pour le lever de soleil qui est le moment où le Soleil apparaît à l'horizon, à l'est.

     

    Il fait encore jour après que le soleil se soit couché : c'est le crépuscule.

     

    Le crépuscule est la lueur atmosphérique présente avant le lever ou après le coucher du Soleil.

    La cause du crépuscule est la diffusion de la lumière du Soleil par les couches hautes de l'atmosphère.

    Au moment ou le Soleil s'approche de l'horizon, sa lumière traverse une couche atmosphérique plus importante. Ceci a pour effet d'augmenter la largeur du spectre diffusé.

    La seule lumière transmise (et non diffusée) est alors celle des basses fréquences, le rouge.

     

     

     

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